Caverne du Collectionneur

Véritable bric-à-brac ou règne des dizaines de milliers d’objets, la caverne du Collectionneur est un lieu unique en son genre.

Au premier abord, rien ne laisse présager un tel spectacle. En effet, de la rue, c’est une longère en briques entièrement fermée avec un jardin ou la végétation a repris sa place, que nous apercevons. Nous franchissons un petit portail en bois et nous nous enfonçons doucement jusqu’au bout du terrain. Tout semble clos cependant de nombreux bruits suspects aux alentours font que nous avançons à pas de velours, à l’affut du moindre signe de vie. La maison est bien abandonnée, nous essayons d’entrer mais tout est condamné. En faisant le tour, nous constatons qu’il y a un énorme hangar accolé à la bâtisse.

Après quelques acrobaties, nous pénétrons tant bien que mal dans l’enceinte de la propriété. Submergé par ce que nous découvrons, nous nous arrêtons quelques instants, le souffle coupé : un immense hangar avec une partie du toit effondré cachant des centaines et des centaines d’objets. il y a de tout, des poêles, des fours, des cafetières, des poupées, des jouets, des carrosses, des vélos… Le propriétaire a du accumuler toute sa vie pour avoir une telle collection. La plupart des objets sont détruits par l’humidité provoqué par le toit écroulé. Nous progressons dans la caverne comme nous pouvons, en escaladant ou en nous faufilant entre les piles d’objet.

Plus nous avançons, plus nous sommes scotchés, d’autres hangars sont collés et c’est un véritable musée qui s’offre à nous. Un bar a été reconstitué, un hangar consacré à l’équitation, un autre à l’agriculture, une pièce avec des affiches de cinéma, une autre avec des jouets.

Nous accédons à la maison du propriétaire. On se demande comment celui-ci vivait dedans. L’escalier est entièrement recouvert de piles de vieux journaux qui s’entassent jusqu’aux plafonds, nous mettons bien quelques minutes pour parvenir à son sommet. A l’étage, une pièce remplie de transistors empilés, ou il est impossible de faire un pas. Les objets sont partout, au dessus des meubles, entassés sur les tables, dans tous les coins des pièces, devant les fenêtres. C’est tout simplement irréel.

Nous passons toute l’après midi à essayer d’immortaliser le spot, même si la tache est compliquée pour positionner nos appareils. Dur également de cadrer comme nous le souhaitons, l’espace étant saturé.