Usine des Gangsters

Laissée sans vie depuis une petite décennie, l’Usine des Gangsters ne paye pas de mine de l’extérieur. Accolée à une église en reconstruction, cachée derrière d’immenses buissons, on distingue de la route que son ancienne cheminée et quelques fenêtres en hauteur brisées.

En levant les yeux au ciel, on s’aperçoit tout de suite que le bâtiment principal a pris feu et que la toiture est endommagée laissant passer les ravages du temps. Il est temps de se rapprocher et d’essayer d’accéder au bâtiment. Après quelques inspections, on trouve une faille pour explorer le lieu.

La végétation a clairement repris sa place, les arbres et ronces entrant par les fenêtres du rez-de-chaussée. Dehors, c’est l’été et la chaleur est étouffante, la sueur coule le long de mon visage. Nous sommes relativement couvert pour éviter les blessures ou les infections. L’odeur est insupportable mélangeant des vapeurs d’huile et d’essence aux restes de l’incendie.

Puis nous avançons et inspectons les lieux. il reste quelques machines, il y a aussi pas mal de dégradations humaines. En entrant dans une pièce retirée de l’usine, nous découvrons plusieurs camionnettes désossées, une quantité folle de pneus, des plaques d’immatriculation, des matelas… On pense à un squat de jeunes, ou un trafic de quartier. Rien de cela, j’apprends en recherchant des informations sur l’histoire du lieu que l’usine était la planque d’un groupe de gangsters braquant les banques de la région.

Plongez-vous quelques instants dans les clichés de cette ancienne filature et laissez vous imprégner des lieux.