Bus Graveyard

En exploration, il faut parfois savoir être très discret pour pouvoir infiltrer les lieux que l’on souhaite visiter. Il y a des moments stratégiques pour entrer sans se faire repérer. Celui que nous avons choisi pour le Bus Graveyard est le repas dominical familial.

Situé au sein d’une entreprise en activité continue, nous avons pensé que le dimanche midi était le moment le plus propice pour infiltrer le lieu et immortaliser ces vieux bus. L’accès est original et peu dangereux (si un jour, ce texte viendrait à être lu à une grande audience, je préfère dès lors stipuler qu’il ne faut pas reproduire ces faits…)  consistant à longer une voie ferrée très fréquentée pour pénétrer ensuite dans l’enceinte de la société.

Nous arrivons enfin dans le bâtiment où sont véritablement entassés ces bus et ces anciens camions. L’espace pour se déplacer entre les véhicules est très restreint voire même impossible entre certains. Une couche de poussières et de fiantes de pigeons recouvre les carcasses dégageant une odeur agréable pour la visite.

Nous sortons donc notre matériel et commençons à essayer d’immortaliser ces monstres de tôles. La tâche n’est pas simple au vu du peu d’espace disponible. Puis, soudain, un véhicule apparaît et se stationne à l’entrée du hangar, une silhouette se dessine au loin se dirigeant vers nous. Nous nous cachons sous une planche et le long d’un mur pour ne pas être découvert. Des bruits de chargement se font entendre pendant de longues minutes devenant interminable pour nous. La camionnette repart après une dizaine de minutes et nous décidons de rester sur place pour finaliser nos photos du Bus Graveyard. Je pense qu’en ce dimanche midi, la chance était clairement avec nous…