Château Congo

Tenant à peine debout, prêt à s’écrouler comme un vulgaire jeu de cartes au moindre coup de vent, le château Congo est un lieu mélangeant magie et dangerosité.

Après avoir trouvé un stationnement discret dans le petit village, nous décidons de partir à la découverte de ce château. Les voisins sont aux aguets et nous sommes observés de tout côté. La bâtisse est accollée à une ferme ou une famille vit, la balançoire est en activité, le gouter des enfants encore sur la table.

Nous cherchons un passage discret puis nous nous enfonçons dans un champ d’orties et de ronces. En exploration, mieux vaut en baver un peu mais ne pas se faire attraper. Arrivés devant la demeure, l’accès est assez simple, la porte est ouverte. Il n’y a plus qu’à entrer.

Le lieu n’inspire pas la confiance au niveau de la sécurité. Un énorme trou traverse le toit, et en entrant, nous découvrons un château complètement ravagé. Le toit est par endroit inexistant, le premier étage s’est écroulé sur le rez-de-chaussée. Des gouttes tombent de la charpente, et des gravas recouvrent le sol sur plus d’un mètre. La visite se fait sur fond d’escalade, d’acrobaties et de glissades pour pouvoir  accéder aux différentes pièces.

Nous sommes constamment sur le qui-vive, les bruits dans le jardin sont constants et de plus en plus proches. Nous devons nous déplacer en minimisant les bruits pour se faire repérer.

En explorant chaque pièce, on se rend compte que la famille vivant ici, avait un lien étroit avec l’Afrique et le Congo. S’agissait-il d’une famille explorant les terres africaines? D’exilés congolais? De passionnées?

Impossible d’en savoir plus, surtout que nous devons pas trop traîner et repartir vers d’autres aventures…