Halle aux Carcasses

C’est par un matin de mars, sous la grisaille hivernale, que nous partons à l’aventure dans une région que je ne connais guère.

Après avoir été récupéré par mon binôme, nous prenons la route du premier spot de la journée.

Environ une heure plus tard, nous sommes garés sur le parking d’une zone commerciale. Difficile d’imaginer que derrière ce magasin de chaussures, gisent plusieurs dizaines d’épaves depuis de nombreuses années. Il ne sera d’ailleurs pas compliqué de trouver un nom pour ce spot : la Halle aux Carcasses correspondra à merveilles.

S’agit-il d’un collectionneur qui n’a pu redonner vie à ses belles ? Ou d’un garage qui n’a pu restaurer ces anciennes voitures ? Il est compliqué d’obtenir des informations sur ce lopin de terre.

Nous pénétrons dans le champ sans grande difficulté, puis finissons par découvrir lentement les oubliées. Un petit groupe de Panhard errent à l’entrée. Elles sont là pour nous accueillir. Nous retrouvons les célèbres modèles qui ont fait de cette marque un des fleurons de l’industrie automobile française d’après-guerre (Panhard PL17, Panhard 24, Panhard Dyna Z).

Cachées dans les ronces et dans le contrebas du terrain, une dizaine de DS attendent ici, blotties dans les ronces et les herbes comme pour se préserver l’une de l’autre. Plusieurs modèles sont reconnaissables comme la DS 19, DS 21 ou encore la DS 23.

Au fond, quelques voitures beaucoup plus récentes et beaucoup moins intéressantes photographiquement. Tous les styles sont présents, de la voiture sans permis, aux tracteurs, en passant par de vieux motoculteurs hors-services.

Derrière un buisson, on peut apercevoir cachée une sublime Citroën Traction recouverte de rouilles, en pleine décrépitude.

Malgré le froid et le vent, nous trainons un peu sur la parcelle afin d’immortaliser ces beautés mécaniques. C’est un véritable plaisir de pouvoir visiter un lieu aussi riche, et de côtoyer ces anciennes déesses de la route, certes abimées par le temps, mais ayant toujours leurs charmes d’antan.